La vie c’est moche…

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La vie c’est moche, c’est plein de pollution, de cancers, de morts, de séparations, d’échecs… Mais oui, vous aussi vous le savez. La vie, elle est moche et pleine de déceptions. Parfois, alors que vous pensez tout faire correctement, la vie vous tire vers le bas. Évidemment, il n’y a aucune raison à cela et pourtant ça arrive.

Pour certains, tout va nickel. Certains autres ? On dirait qu’ils vivent le malheur à la place de tous ceux pour qui ça va bien.

On se laisse tellement vite aspirer dans la spirale infernale de cette vie moche, au risque de perdre toutes ses certitudes les plus profondes. On devient hermétique, on n’écoute plus, on n’entend plus, on démonte la moindre pensée positive.

Les gens vous diront « sors de cet état » ou « accroche-toi ». Ils savent, et vous savez, que dans l’ensemble, d’un point de vue objectif, votre vie n’est pas si horrible et de nombreuses personnes ont une vie bien pire que la vôtre. Et alors ! Leurs vies, aussi terribles qu’elles soient, ne sont pas la vôtre. Votre situation est unique et n’appartient qu’à vous.

 

AUJOURD’HUI ON DIT STOP :

Hop hop hop, on tend sa main gauche en avant et on crie « STOP » ! On se met deux claques (fonctionne aussi avec des coups de pieds aux fesses) et on se reprend.
On n’a qu’une seule vie. La vie n’est ni belle ni moche. Elle est ce qu’on en fait.

Alors même si vous êtes probablement une épave émotionnelle, échouée dans un monde hostile, errant au pays de Mochevie sur la planète Négative ce n’est pas le moment de devenir videur de placard, avaleur de M&Ms en chef et glouglouteur de mojitos (même si le mojito c’est divin et que les M&Ms contiennent – très probablement –  une substance addictive).

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VOUS REMONTEZ, VOUS VOUS PRENEZ EN MAIN

  • Aimez. Pardonnez-vous. Ne soyez pas dur avec vous-même.
  • Si ce qui précède ne vous aide pas, adoptez le point de vue bouddhiste : « La vie est difficile. Penser que nous pouvons la changer est une idée fausse. En acceptant qu’effectivement, la vie soit difficile, on peut la rendre moins douloureuse… pas moins difficile. »
  • Ma grand-mère aurait pu dire : « ça aussi ça passera… ».
    Se dire que tout ça n’est qu’une épreuve, un chapitre et qu’un jour ou l’autre la page va se tourner.
  • Riez. Le rire libère des endorphines, 20 minutes de rire sont équivalents à une séance de sport… et à 45 minutes de relaxation. Et rire 15 minutes par jour permettrait de perdre environ 10 Kg par an (notamment les nombreux mojitos et M&Ms ingérés plus haut).
  • Confiez-vous à un ami. Demandez-lui simplement de vous écouter. Parfois, raconter une situation à voix haute peut permettre de l’entendre de l’extérieur et d’y voir plus clair.
  • Quand vous pensez positivement, vous commencez à voir le monde qui vous entoure avec un peu plus de douceur et avez tendance à regarder les choses du « bon côté « .
  • Faites preuve de gratitude lorsque tout va bien, mais aussi dans les moments difficiles. Savoir dire merci, éprouver de la reconnaissance profonde à l’égard de la vie et de ceux qui nous entourent : et si c’était par là que commençait le bonheur ?

Plus qu’un signe de politesse lancé sans attention pour avoir été appris tôt par cœur, « merci » peut devenir le mot-clé d’un art de vivre.

 

LA GRATITUDE ET SI LE SECRET C’ÉTAIT ÇA ?

Pour qui, pourquoi et comment développer la « gratitude attitude » ? Parcours de reconnaissance.
J’ai lancé le débat l’autre jour, à midi avec des collègues face à leur Tupp’ ou plat préparé, pour changer des débats stériles sur les nouveaux rythmes, les APC, la chronobiologie…

 

« EST-CE QUE VOUS SAVEZ, VOUS, À QUI VOUS AURIEZ VRAIMENT ENVIE DE DIRE MERCI ? » .

Quelques secondes de blanc plus tard, l’un d’eux s’emporte : « Merci, c’est pour les inconnus, le mec qui t’emmène un colis, celui qui te tient une porte ! Entre amis, on n’a pas à se le dire. C’est normal d’être là les uns pour les autres. Se sentir obligé de dire merci, c’est faux , c’est biaisé».

La politesse et ses usages auraient « kidnappé » le merci, l’auraient gardé pour eux, le vidant de sa substance.

 

Je leur raconte l’histoire d’une « amie » : en détresse, pleine de ce sentiment de vide que l’on peut ressentir après une séparation. Celle qui j’ai écouté des heures au téléphone, celle qui a pleuré sur mon épaule, celle à qui j’ai prêté mon canapé, celle pour qui j’ai fait tampon, celle que j’ai sorti, choyée. Depuis elle est remontée, elle a repris sa vie en main, et raconte à qui veut l’entendre que « les séparations, ça ne peut que rendre service, et que si on le veut vraiment, on s’en sort ». Je sais qu’elle s’est aussi secouée quand je n’étais pas là, qu’elle s’est prise en main. Je n’attends pas de tapis rouge. Mais un petit merci m’aurait fait plaisir. Juste plaisir. Au lieu de ça, il me reste un peu d’amertume. Un sentiment désagréable qui ternit la relation.

Alors oui, dire merci c’est important.

merci mains

Dire ces cinq lettres peut changer nos vies. Pas les mercis lancés machinalement pour une porte tenue ou un courrier donné, comme le pense mon collègue; non : un vrai merci plein de reconnaissance. Le merci qui fait le lien entre ce qui a été reçu (cadeau matériel, soutien, présence, cadeau de la vie…) et l’effort que ça a demandé.

Dire merci ça change notre regard sur les choses, sur les gens, sur la vie. Et plus on pratique l’exercice, plus on dit merci, plus on exprime de la gratitude, plus l’autre se sent reconnu, plus l’autre est aimable, plus on se sent apprécié, plus on a de raisons de leur être reconnaissant : bref une boucle…infinie.

C’est beau tout ça, hein ? ça a l’air facile ? que nenni les cocos ! Il va falloir vous y mettre et pratiquer, presque quotidiennement  !

J’ai pratiqué, plus ou moins, j’en ai tiré des expériences, des conclusions. Notamment que recevoir un merci, parfois, ça peut paraître « louche » tellement on y est peu habitué.

Certains de mes moments de gratitude se sont écrasé lamentablement sur un « heuuuu, oui, ben …heuuu pourquoi tu me remercies ?? ».

Peut-être que c’est juste une question de moment. Un moment où l’autre est prêt à recevoir votre gratitude. A partager avec vous l’émotion qui l’accompagne. Un moment suspendu.

HENRI BERGSON AURAIT DIT UN JOUR :

« UN PROBLÈME BIEN POSÉ EST DÉJÀ RÉSOLU. »

 

Je me repose donc le problème : « Au fond, qu’est-ce que je risque à dire merci ? » Pas grand-chose, a priori.

Et moi je me dis que dire merci c’est, au minimum, bon pour l’ego.

merci craie

 

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